Avec la crise de la Covid, certaines personnes se sont émues des bénéfices que feraient des assureurs, profitant ainsi de la crise. D’où l’idée de taxer les « méchants » assureurs sortis gagnants de l’année 2020.
L’excellent article de l’Argus (09/04/21) fait un point détaillé quant aux résultats 2020.
Tout d’abord, rappelons que beaucoup de secteurs de l’assurance ont été touchés par la crise sanitaire.

Ainsi, on, peut noter :

  • Une baisse de la collecte en Assurance vie (- 19,6 %).
  • Une augmentation de la sinistralité Dommages entreprise (principalement liée à la garantie pertes d’exploitation).
  • Une hausse des indemnité journalières (+ 20% d’arrêts de travail) en Santé-prévoyance.

Non, le sujet médiatique qui occupe, c’est celui des Dommages particuliers. Oui les assureurs ont amélioré leur marge.

Covid, assurance auto et habitation

  • L’assurance auto a évidemment bénéficié du confinement et du recours au télétravail.
  • L’assurance habitation a réduit sa fréquence de sinistres incendie et vol (pas les dégâts des eaux).

Est-ce à dire que cela est durable ?

Pour l’ assurance habitation, il est évident qu’avec la multiplication des événements naturels, les coûts vont considérablement augmenter. On l’a déjà évoqué, la réforme de la loi sur les catastrophes naturelles nous parait bien insuffisante. Il est urgent de traiter le sujet en profondeur avant d’être au pied du mur.

Pour l’assurance auto, on peut certes alléguer que la tendance de fond est à une diminution de l’usage de l’automobile. En attendant qui peut dire qu’il n’y aura pas (au moins un temps) un relâchement des comportements une fois la situation redevenue à la normale ? Il n’y aura alors pas grand monde pour s’émouvoir des pertes des assureurs.

Comme disait un grand dirigeant de l’assurance « l’assurance est le seul produit dont on ne connait pas le coût une fois fabriqué ».

Prenons donc un peu de hauteur…